Interventions stars : La rhinoplastie

By | 7 mars 2014

nez

5ème au palmarès établi par L’ISAPS, voici donc la rhinoplastie. Il y en aurait des choses à dire sur cette intervention. On peut tâcher de les résumer autour de quelques thématiques :

L’histoire

Faut-il le croire : il semblerait que l’intervention de reconstruction, voire d’embellissement du nez serait l’une des plus vieilles du monde. On cite les chirurgiens Égyptiens de l’Antiquité. Je m’en méfie. D’abord parce que nous aimons trop les illusions rétrospectives. Ensuite parce que le qualificatif de chirurgien me semble un concept à utiliser avec prudence. Et enfin parce qu’on pourrait y voir poindre un parti pris idéologique justifiant par l’argument historique la légitimité de l’opération.

Mais il y aurait bien des vestiges indiquant que les thérapeutes des époques pharaoniques avaient essayé des techniques pour remplacer des nez traumatisés ou difformes.

Le symbolique

Ceci expliquant cela. C’est sans doute parce que le nez a toujours eu une dimension symbolique forte que son traitement apparait très tôt dans l’histoire de l’humanité.

Vitalité sexuelle

Il s’agit probablement d’un rapport sur les proportions. Depuis des siècles, le nez est associé à la puissance sexuelle. En Chine, il se rapporte aux joies du sexe, dans les pays arabes il est associé à la virilité.

L’intuition

« Avoir le nez creux », « avoir du nez », la littérature policière nous a habitué à ce rapport entre le nez et l’intuition, entre le sens et la déduction. Car le nez, c’est aussi l’esprit, dans tous les sens du terme.

Celui de la spiritualité et du souffle divin ( voir ce qui est dit sur les narines d’Adam) , celui de la respiration et donc celui de l’inspiration.

La métamorphose

Le nez est un organe structurant. Si il génère de la pseudo science sur les caractéristiques psychologiques de l’individu en fonction de sa forme, c’est d’abord parce qu’il donne en grande partie sa couleur, son ton, son air au visage.

Ceux qui versaient il y a 2 siècle dans la stupide phrénologie et qui aujourd’hui nous parlent de morpho-psychologie pour épater ne font que surfer sur ce truisme : son évidente modulation du faciès, celle qui nous fait dire que quelque chose se voit comme le nez au milieu de la figure.

Ce concert de ressources inépuisables de délivrement de sens explique donc aussi le succès de l’intervention qui peut comme un coup de baguette magique transformer un visage.

Le nez en rond presque de clown qu’avait à l’origine Claude François, les nez bossus, les nez pointus, les nez trop marqués ethniquement….Enfin bref, tous ces témoignages d’une appartenance à un ordre physiologique dont on ne veut plus parce que la société n’en veut pas.

Un retour à l’acceptable qui en guérit plus d’un de leurs affres psychologiques. Un avant et un après du nez qui changerait la donne, pour ne pas dire la vie.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

3 × four =